Samedi 8 septembre 6 08 /09 /Sep 19:18

s
ection 1 : Classement et codification des comptes
    Les comptes sont identifiés par un numéro auquel est rattaché un intitulé. Ces deux identifiants sont nécessaires pour enregistrer et suivre les opérations en comptabilité.
    Cette codification des comptes est comprise dans le champ de la normalisation comptable impérative, à l’exception de la classe 9 qui est d’application facultative.
 
 A - RÉPARTITION DES OPÉRATIONS DANS LES CLASSES DE COMPTES
 Le Système comptable OHADA retient une codification décimale des comptes avec neuf classes ayant les codes 1 à 9. Les huit premières classes sont réservées à la comptabilité générale tandis que la comptabilité des engagements et la comptabilité analytique de gestion (CAGE) se partagent la dernière classe.
1. Comptabilité générale
Les classes 1 à 5 se rapportent aux comptes de bilan :
Classe 1 : comptes de ressources durables (capitaux propres et dettes financières) ;
Classe 2 : comptes de l’actif immobilisé (charges immobilisées et immobilisations incorporelles, corporelles et financières) ;
Classe 3 : comptes de stocks ;
Classe 4 : comptes de tiers (créances de l’actif circulant et dettes du passif circulant) ;
Classe 5 : comptes de trésorerie (titres de placement, valeurs à encaisser, comptes bancaires et caisse).
Les composantes du résultat sont, d’une part, les classes 6 et 7 enregistrant les charges et les produits des activités ordinaires et, d’autre part, la classe 8 réservée aux comptes des autres charges et des autres produits ;
Classe 6 : comptes de charges des activités ordinaires (charges d’exploitation et charges financières) ;
Classe 7 : comptes de produits des activités ordinaires (produits d’exploitation et produits financiers) ;
Classe 8 : comptes des autres charges et des autres produits (participations des travailleurs, subventions d’équilibre, etc.).
2. Comptabilité des engagements et Comptabilité analytique de gestion
La classe 9 a été réservée aux opérations de la comptabilité des engagements et à la comptabilité analytique de gestion.
 
B - STRUCTURE DÉCIMALE DES COMPTES
Cette codification procède d'une classification à structure décimale permettant :
-         de subdiviser tout compte ;
-         de regrouper par grandes familles les opérations de nature relativement homogènes ;
-         d'accéder à des niveaux plus ou moins détaillés d'analyse des opérations ;
-         de faciliter le développement des applications informatiques afférentes au traitement automatisé des comptes et opérations ;
-         et de servir les postes et rubriques entrant dans la confection des documents de synthèse normalisés.
La codification du Système comptable OHADA est aménagée de sorte à établir des constantes et des parallélismes susceptibles d'aider à mémoriser et à comprendre les comptes.
1. Constantes
Le premier et le dernier chiffre du code d'un compte peuvent avoir une signification particulière.
Rôle du premier chiffre
Le numéro de chacune des classes 1 à 9 constitue le premier chiffre des numéros de la classe considérée. Les chiffres occupant les autres positions au sein de la codification caractérisent, de la gauche vers la droite, les niveaux d'affinement plus développés relatifs aux comptes principaux, sous-comptes et comptes divisionnaires. Le numéro d'un compte divisionnaire commence toujours par celui du compte ou sous-compte dont il constitue une subdivision.
Rôle de toute terminaison sauf le 9 dans les comptes à deux chiffres
Dans les comptes à deux chiffres, les terminaisons autres que le 9 servent au regroupement en fonction des catégories d'opérations.
Rôle de la terminaison 9 dans les comptes à deux chiffres
Dans les comptes de bilan, la terminaison 9 dans les comptes à deux chiffres a pour rôle d'identifier les dépréciations provisionnées des classes correspondantes (exemples : 19 - Provisions financières pour risques et charges, 39 - Dépréciations des stocks).
La terminaison 9 joue un rôle similaire dans les comptes de gestion relevant des classes 6 et 7 dans la mesure où elle se rapporte aux opérations concernant les provisions.
Rôle de toute terminaison 9 dans les comptes à trois chiffres et plus.
Le chiffre 9 en troisième ou quatrième position annonce, tant pour ce qui concerne les comptes du bilan que les comptes de gestion, le solde inversé des opérations par rapport :
-         aux opérations couvertes par le compte de niveau immédiatement supérieur et classées dans les subdivisions se terminant par 1 à 8. (Exemple : 6059 - Rabais, remises et ristournes obtenus sur autres achats par rapport à 605 - autres achats ; compte 409 - Fournisseurs débiteurs par rapport au compte 40 - Fournisseurs d'exploitation et comptes rattachés) ;
-         à la nature des comptes de la catégorie (Exemples : comptes 6041, 6042, 6043, 6044, 6045, 6046, 6047, par rapport au compte 6049 - Rabais ristournes et remises obtenus sur achats de matières et fournitures consommables ; comptes 411 à 418, par rapport au compte 419 - Clients créditeurs).
La codification du Système comptable OHADA fait cependant exception à cette règle en ce qui concerne les comptes de la classe 2.
Rôle des terminaisons 1 à 8 dans les comptes à trois chiffres et plus.
Dans les comptes dont le numéro est constitué d'au moins trois chiffres, les terminaisons 1 à 8 servent généralement à détailler les opérations subordonnées au niveau immédiatement supérieur.
Il convient de noter cependant qu'en ce qui concerne les comptes de gestion, la terminaison 8 de ce sous-ensemble de comptes, regroupe les opérations autres que celles prévues dans les comptes du même niveau et dont la terminaison va de 1 à 7. (exemples : 758 - Produits divers, 668 - Autres charges sociales, 7078 - Autres produits accessoires, etc.).
Aucune signification particulière n'est attachée au zéro en tant que terminaison placée en troisième ou quatrième position dans la codification propre au Système comptable OHADA.
Autres constantes
Elles résultent de la ventilation des sous-comptes 409 et 419 conformément aux comptes 40 et 41. De même, les comptes 28 et 29 ont été développés eu égard à la structure des comptes de la classe 2.
Le chiffre 3, caractéristique des stocks, est utilisé dans les comptes 603 et 73, pour identifier parmi les comptes de gestion, les variations de stocks de biens achetés et de biens produits.

 

2. Parallélismes
n     entre charges et produits liés aux activités ordinaires
601
Achats de marchandises
701
Ventes de marchandises
602
Achats de matières premières
702
Ventes de produits finis
65
Autres charges
75
Autres produits
697
Dotations aux provisions financières
797
Reprises de provisions financières
n entre autres charges et autres produits
Les comptes à deux chiffres à terminaison impaire désignent les charges et ceux à terminaison paire les produits.
81
Valeurs comptables des cessions d'immobilisations
82
Produits des cessions d'immobilisations
83
Charges hors activités ordinaires
84
Produits hors activités ordinaires
85
Dotations hors activités ordinaires
86
Reprises hors activités ordinaires
 
 
Section 2 : Organisation du plan de comptes de l’entreprise
 

 

A – PLAN DE COMPTES ET NOMENCLATURES
 
Le plan de comptes du Système comptable OHADA est l'ensemble des comptes définis et identifiés par un numéro et un intitulé.
Toute entreprise non financière exerçant des activités au sein de l'espace économique formé par les Etats-Parties, dit espace OHADA, doit recourir au plan de comptes normalisés dont la liste figure dans le Système comptable OHADA.
Au demeurant, la codification de base du Système comptable OHADA est limitée, dans la mesure où les comptes divisionnaires atteignent au plus quatre chiffres.
En vertu des dispositions du présent l'Acte Uniforme, le plan de comptes de chaque entreprise doit être suffisamment détaillé pour permettre l'enregistrement des opérations. Lorsque les comptes prévus par le Système comptable OHADA ne suffisent pas à l'entreprise pour enregistrer distinctement toutes ses opérations, elle peut ouvrir toutes subdivisions nécessaires.
Inversement, si les comptes prévus par le Système comptable OHADA s'avéraient trop détaillés par rapport aux besoins de l'entreprise, elle peut les regrouper dans un compte global de même niveau, plus contracté, à condition que le regroupement ainsi opéré puisse au moins permettre l'établissement des états financiers annuels dans les conditions prescrites.
Les comptes étant en conséquence ouverts au regard de ses besoins spécifiques, toute entreprise peut :
-         ajouter à la codification du Système comptable OHADA sa propre codification, plus analytique ;
-         ou y insérer la codification nécessaire résultant des nomenclatures exigées par la Statistique nationale.
Nonobstant cette faculté donnée aux entreprises :
-         la codification et l'intitulé des comptes tels qu'établis par le Système comptable OHADA doivent être respectés ;
-         lorsque certaines opérations ne peuvent pas être enregistrées dans les comptes développés selon l'ordre du plan de comptes du Système comptable OHADA, les nouveaux comptes à ouvrir sont approuvés en application des procédures en vigueur ;
-         les entreprises ventilent leurs opérations en tant que de besoin :
n        selon qu'elles sont faites dans l’Etat-partie où elles ont leur siège social, dans les autres Etats de l'espace OHADA où elles ont des relations d'affaires et en dehors de cet espace, en unité monétaire légale du pays et en devises ;
n        selon qu'elles sont traitées à court, moyen et long terme.
B - SYSTÈMES COMPTABLES
Toute entreprise est, sauf exception liée à sa taille, soumise au Système normal de présentation des états financiers et de tenue des comptes.
Les entreprises dont le chiffre d'affaires et le nombre moyen de salariés à l’ouverture de l'exercice n'atteignent pas les limites fixées par l’Acte uniforme pour la mise en œuvre du Système normal, peuvent utiliser le Système allégé.
Le Système allégé prélève dans la liste des comptes du Système normal ceux qui sont nécessaires à la confection des documents de synthèse y afférents.
Les très petites entreprises, dont les recettes annuelles ne sont pas supérieures au seuil fixé par le présent Acte uniforme, sont assujetties au Système minimal de trésorerie.


 

Par EDO - Publié dans : Norme internationale et OHADA
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